Les Chroniques de VJC

2 avril 1982...Le SDECE est remplacé par la DGSE!

Le 2 avril 1982, le décret n°82-306 créait la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) afin de remplacer le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece), lequel avait vu le jour en décembre 1945, suite à la fusion, quelques mois plus tôt, du BCRA et des services spéciaux du général Giraud, qui donna la DGSS (Dictection générale des services spéciaux) puis la DGER (Direction générale des études et recherches).

Les missions de la DGSE sont de rechercher et d’exploiter au profit du gouvernement les renseignements intéressant la sécurité de la France ainsi que de détecter et d’enrayer, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français afin d’en prévenir les conséquences . La création de la DGSE répondait à la volonté de rompre symboliquement avec le passé du SDECE, dont le nom fut associé à l’affaire Ben Barka, dans laquelle fut impliqué Maurice Leroy, dit Finville, le patron de son " service 7″.

Et elle fut aussi le résultat du travail de Pierre Marion, qui, bien que n’étant pas un militant du Parti socialiste au pouvoir à l’époque avait été nommé directeur du SDECE en juin 1981 afin de remplacer Alexandre de Marenches, qui occupait ce poste depuis 1970. Pour Pierre Marion, il s’agissait alors pour l’agence qu’il dirigeait de prendre modèle sur la CIA américaine ou le BND allemand en faisant en sorte que les militaires n’y soit plus prédominants, même si ce service dépendait du ministère de la Défense. Pour cela, il fallait faire appel à des civils ayant des compétences utiles pour le renseignement, comme par exemple des linguistes, des historiens ou encore des ingénieurs.

Ainsi, en août 1981, Pierre Marion mit en place la Division Plan Prospective Evaluation, chargée de faire des analyses à partir de renseignements bruts et une impulsion fut donnée à ce que l’on appelle actuellement l’intelligence économique. Cela étant, la DGSE n’avait pas pour autant la confiance du pouvoir en place. C’est ainsi qu’en 1983, le service fut tenu à l’écart de l’affaire Farewell, au cours de laquelle le colonel du KGB Vladimir Vetrov avait transmis à la DST (Direction de la surveillance tu territoire, aujourd’hui DCRI) des milliers de documents sur les réseaux d’espionnage soviétiques à l’Ouest.

Mais l’épisode qui fera couler le plus d’encre reste et qui aura été traumatisante pour la DGSE reste l’affaire du Raimbow Warrior, dans laquelle deux de ses agents furent pris la main dans le sac, en 1985, en Nouvelle Zélande après avoir coulé le navire du même nom de l’organisation écologiste Greenpeace, qui protestait alors contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. Le ministre de la Défense, Charles Hernu, fut alors contraint de démissionner pour couvrir le président Mitterrand et l’amiral Lacoste, qui était à la tête de la DGSE, fut remplacé par le général René Imbot. Cela étant, en 35 ans d’existence, l’affaire du Raimbow Warrior est le seul raté connu de ce service…

La DGSE concentre ses efforts sur deux axes majeurs, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la prolifération. Elle suit par ailleurs les troubles concernant les pays appartenant à l’arc de crise qui va du golfe de Guinée jusqu’à la Corée du Nord et elle est amené à intervenir dans les cas de prises d’otages de ressortissants français.

Il y a 35 ans...Le groupement opérationnel ( GO ) du 1er RPIMa qui participait activement à certaines actions du SDECE, avait lui aussi été dissous et non refondé lui, conséquence directe de la prise du pouvoir des socialistes le 10 mai 1981 et qui a été dans les premières mesures du président Mitterrand et de son gouvernement. Par la suite ils ont tout fait pour dissoudre le régiment aussi...Qui par ces capacités et son engagement dans certaines missions de l'époque a réussi à sauver sa tête et à emmener à la création du COS puis à l’extension des forces spéciales françaises que nous connaissons aujourd'hui...les années 1980 période rude que j'ai vécu ou il a fallu un grand altruisme et une abnégation sans faille des hommes du régiment et ou la devise du colonel Sir Archibald David Stirling "Le régiment c'est l'homme et l'homme c'est le régiment" prenait tout son sens...merci, a ceux qui ont oeuvré à cette époque pour laisser cet héritage à ceux d'aujourd'hui...!

Publié le 02/04/2017

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