Les Chroniques de VJC

Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives !

Instituée par le décret du 31 mars 2003, cette journée donne lieu chaque année, en France, à une cérémonie officielle. Il est institué une Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives en reconnaissance des sacrifices qu'ils ont consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d'Algérie.Cette journée est fixée au 25 septembre.

le 5 juillet 1962 fut un jour de joie pour les combattants du FLN, un jour de deuil pour les pieds-noirs, les harkis et les Algériens qui avaient imprudemment continué de croire que la France s'étendait réellement de Dunkerque à Tamanrasset. Les uns célébraient une indépendance conquise dans le sang et les larmes, la naissance d'une nation qui restait à forger ; les autres allaient perdre le pays où ils étaient nés, parfois la vie. À Oran, le 5 juillet, une manifestation dégénère et se transforme en pogrom. Des centaines d'Européens deux mille, disent les organisations de rapatriés sont massacrés, enlevés. Un million de pieds-noirs, accablés de chagrin, quitteront à jamais l'Algérie. Quelques milliers de harkis aussi. Les autres des dizaines de milliers finiront horriblement martyrisés.
 
L'histoire est hémiplégique : elle ne retient souvent qu'un côté des choses. Or la guerre d'Algérie ne peut être réduite à une vision simpliste ou caricaturale. Oui, la torture a existé. Oui, les méthodes de l'armée françaises ont été parfois très brutales. Oui, il y avait dans l'Algérie française des injustices criantes, des vexations humiliantes, une administration aveugle, des égoïsmes forcenés. Oui, les Algériens aspiraient à la souveraineté mais à l'instar de Ferhat Abbas, ils ont longtemps hésité entre le combat pour l'intégration et celui pour l'indépendance. Oui, l'OAS a commis des crimes.
 
Tout cela ne transforme pas les combattants du FLN en douces colombes. Le FLN a imposé sa loi par la persuasion mais aussi par la terreur, liquidant systématiquement ceux qui n'étaient pas dans la ligne, notamment les partisans de Messali Hadj. Il a pratiqué un terrorisme aveugle. Il a mis en place le système totalitaire qui allait enserrer l'Algérie indépendante dans un carcan sclérosant. Il a, plus tard, instauré une police de la mémoire collective au profit d'une caste prédatrice, toujours au pouvoir aujourd'hui.
 
En 2012 a une semaine du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait respecté une de ses promesses de 2007 en reconnaissant officiellement samedi la "responsabilité historique" de la France dans l'abandon des harkis à la fin de la guerre d'Algérie en 1962.une vieille revendication des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie et de leurs descendants, une communauté riche de quelque 500.000 personnes.
 
Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, selon les historiens, ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles. Quelque 60.000 ont été admis en France, logés dans des camps de fortune du sud du pays. Depuis 2001, une journée nationale d'hommage aux harkis commémore l'engagement des harkis pendant la guerre d'Algérie...Chasser la misère !

Publié le 24/09/2017

© 2010 - 2017 Veterans Jobs Center - SARL GABIRO - Tous droits réservés - Réalisation GFX Studios